Le
Jeu
Les
jeux, outils dans la Sophrologie Ludique®, nous permettent
d'apprendre sur nous-mêmes en passant par l’expérience
de notre corps. Ils nous permettent aussi d'évoluer dans
la joie, la liberté, la découverte, la présence
et non dans la souffrance.

L'intérêt du jeu consiste à intégrer
des éléments paradoxaux car il nous donne un cadre
toujours précis, structuré, où la présence
et la concentration se manifestent, dans une optique de plaisir,
de découverte et de bonheur.
Comme a écrit Huizinga, inventeur en 1930 de la notion
de Homoludens, « le jeu est plus ancien que la culture…..et
les animaux n’ont pas attendu l’arrivée de
l’homme pour qu’il leur apprenne à jouer. Le
jeu est une fonction riche de sens, il dépasse même
la biologie ».
Il a ainsi démontré que l'être humain peut
être ludique toute sa vie. Jouer nous permet de grandir.
Il n'y a rien à développer; tout est à reconnaître,
tout est déjà en nous. L’instant du jeu intègre
le biologique et le culturel, en nous permettant d’être
nous-mêmes.
En citant Huizinga, le jeu est une fonction riche de sens. Il
nous invite à considérer le jeu au-delà de
la fonction biologique de survie, de conservation, ainsi que son
rôle dans l’enfance. Le jeu accompagne le mouvement
de la culture en se différenciant de la vie courrante.
Les grandes activités humaines tantôt primitives
comme actuelles sont déjà toutes entremêlées
de jeu : les rites, les offrandes, le droit, le commerce, l’industrie,
l’art, la poésie, la sagesse, la science, les relations,
prennent leur racines dans le champ d’action ludique.
Des scientifiques, philosophes ont considéré le
jeu de manière sérieuse, par exemple
« Le jeu est la forme la plus élevée de la
recherche » Einstein.
Il faut entrer dans le jeu, il ne supporte pas le scepticisme
notait Paul Valéry

«
Dans le jeu se réaffirment l’intérieur et
l’extérieur au même moment.
C’est une zone de distension dans laquelle le cerveau se
repose car il est dans un état de neutralité, dans
lequel les excitations et inhibitions du système nerveux
sont synchronisés avec l’état créatif.
Seulement dans le jeu l’homme peut être libre pour
créer, le jeu étant l’espace le plus court
qu’il y a entre le royaume du possible et de la liberté».
(Briggs J. Y Peat D.)
« Tout jeu est d’abord avant tout une action libre
» Huizinga.